PHILOSOPHIE

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Le mot du président,

François Courcelle

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Philosophe enseignant, fondateur de l’association Philodyssée :

“Educate, Entertain, Elevate”

 

 

 

 

  • D’abord, le service, la philosophie du service. “Nous aspirons à cette forme de vie la plus haute : le service de l’humanité ! ” M.K Gandhi. Voici ce qui nous anime fondamentalement pour l’essentiel.

 

Rendre service, c’est à dire par une décision personnelle, se mettre à la disposition d’un idéal, d’une action, d’autrui dans une altérité reconnue. De la sorte, nous découvrons qu’en espérant venir en aide à l’autre, lui être utile, c’est nous même que nous aidons en réalité. “Tu pars pour les pays en développement dans un grand élan de générosité en te disant que tu vas donner et tu t’aperçois en revenant que tu as reçu bien plus que tu avais donné.” Ils disent tous cela ceux qui reviennent ! Généralement, ce qu’ils reçoivent, c’est un éveil dans les domaines de la vie spirituelle, de l’accueil et du partage. En effet, le service permet de nous enraciner dans une complétude puisque dans cet acte nous sommes plein, débordant d’humanité, c’est la fin de l’insatisfaction fondamentale, ce que la tradition orientale appelle tout simplement l’éveil ! Il n’y a ainsi pas de véritable et authentique démarche spirituelle sans une pratique simple, modeste, quotidienne du service : cela emplit l’âme.

 

Ainsi mieux que des paroles laissons notre vie parler pour nous…

 

GANDHI  Mohondas Karmachand Gandhi (1869 -1948).

 

“Et pour servir, c’est d’amour dont j’ai besoin et non de prestige… Si je me suis entièrement consacré au service de la communauté c’est afin de mieux répondre aux exigences de ma vie intérieure. J’avais fait de ma volonté de servir ma propre religion. Je sentais que c’était là le seul moyen pour aller à Dieu.”

 

 

                                    

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  • Ensuite,  l’Odyssée, c’est à dire le voyage fondamental symbolique et archétypal qu’est l’existence… Au delà de la vieille métaphore éculée le sens de notre vie est là, c’est à dire une vie pleine de sens dans cette perspective du mouvement euristique dans l’espace. Découverte de soi dans le parcourt métaphysique et la rencontre d’autrui. C’est ce que nous révèle Porphyre, le néo-platonicien par une lecture attentive et inspirée de “l’Antre des Nymphes.”

 

Rédigé au IIIe siècle, ce court commentaire se présente comme un traité d’exégèse homérique qui condense quelques thèmes majeurs, théologiques et philosophiques, nourrissant la pensée néoplatonicienne. Partant de onze vers de L’Odyssée où le poète décrit l’antre mythique d’Ithaque, consacré aux nymphes des eaux, les Naïades, Porphyre se propose de commenter « cette fable en inspiré, selon son sens mystique et caché ». Ce faisant, le disciple de Plotin, que ce dernier tenait tout à la fois pour « poète, philosophe et hiérophante », nous livre un texte aussi dense que bref où, dans la lignée de Platon et Pythagore, est exposée la question centrale de la venue des âmes à la génération. Fidèle au principe cher aux néoplatoniciens, selon quoi la raison se doit d’intégrer les différentes « régions » de la pensée, Porphyre compose ainsi une méditation profonde et insolite où se mêlent l’enseignement de Platon, la sagesse de Zoroastre, des citations d’Héraclite et du texte biblique, des allusions instruites aux mystères égyptiens et chaldaïques. Cependant, loin de tout éclectisme artificiel, et selon une langue poétique qui soutient la rigoureuse cohérence de la pensée, le commentaire du poème homérique devient aussi une réflexion sur la corporéité, sur l’incarnation des âmes et leur retour vers leur « vraie patrie ».

 

Un texte fondamental qui éclaire notre démarche.

 

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Heureux qui, comme la “Philo”, fait une belle “Odyssée”…

 

Il y a presque trois ans, l’association Philodyssée voyait le jour, qui entendait “proposer une entraide philosophique par la rencontre et le voyage, c’est-à-dire, contribuer au mieux être d’autrui en étant présent auprès des nécessités dans l’action et la réflexion par l’exercice d’une philosophie vivante et populaire.”, selon les mots de son Président et fondateur, François Courcelle.

Ce programme, ample et ambitieux, s’inscrivait, et s’inscrit toujours parfaitement dans les besoins de l’époque : celui d’un rapprochement des hommes, dans un monde ou la communication est trop banalement galvaudée par la technologie et l’ubiquité des moyens de communication. Le “global village” a plus que jamais besoin de ces initiatives visant a nous faire prendre conscience de notre statut d’unités connectées, plutôt que de connections unitaires. Je ne crois pas qu’il y ait de salut dans l’isolation du Facebook chat, alors qu’une simple réunion autour d’une table et avec une boisson chaude nourrit les esprits et resserre les corps. C’est le postulat de base de Philodyssée, qui veut donc agir comme un corps de pensée créatif, ancrer la philosophie dans une pratique du quotidien et contribuer a l’amélioration de l’être.
En ce sens, et avec peu de moyens, beaucoup a déjà été fait, de l’avènement et tenue de “café-philo”, notamment à la maison d’arrêt de Varces , jusqu’à l’organisation d’une mini-marche pour la paix entre décembre 2010 et janvier 2011, en passant par le travail de rénovation de la ferme de la Salamandre et son établissement en tant qu’espace de rencontre et d’échange.

Mais là ou Philodyssée prend son envol, c’est dans ses projets internationaux. Depuis 2 ans et une première Marche pour la Paix organisée en Inde, dans l’état du Gujarat, par l’association humanitaire :” Friends of All” Philodyssée a nourri un partenariat fécond et actif avec l’établissement “Nootan Bharati”, en se concentrant sur des projets d’ordre scolaire, avec par exemple l’enseignement du Judo a des élevés de bas ages et l’envoi, depuis la France, de tatamis pour les besoins de l’école. La collaboration n’en est qu’a ses prémisses et pourraient donner naissance a bien d’autres échanges à travers le Monde. Qui sait? On peut rêver d’une association qui serait prête a s’embarquer au Japon quand la terre tremble, ou en Syrie quand les dictateurs sévissent, non pas pour faire pleuvoir des dollars corrupteurs mais pour apporter sa pierre “Philodysséeique” a la reconstruction collective. La philosophie est importante; elle est nécessaire et utile enracinement dans l’ici et le maintenant, consciente des besoins réels des populations, qui sont concrets et spirituels a la fois.
Je ne peux qu’encourager Philodyssée dans cette voie, celle du voyage, ou plutôt de la traversée : du monde, des hommes, des cultures et des natures; car après deux ans d’un périple planétaire, je me rends bien compte de ce qui rend toujours l’existence un peu plus belle : l’amour pas chiche pour son prochain, le tissage de fils inter-humains.

Philodyssée, ou la fusion prometteuse de deux mots a priori bien différents. Cela revient a célébrer les noces de la pensée et du périple, a marier Socrate et Ulysse. Le terme “philosophie” étant déjà composite et englobant les notions “d’amour” et de “sagesse”, on a donc une étymologie aux saveurs plus nombreuses que les têtes de l’Hydre.

 

Philodyssée, c’est peut-être l’amour de la sagesse et du voyage, ou le voyage de l’amour et de la sagesse, a moins que ce ne soit la sagesse du voyage et de l’amour. C’est en tout cas une exploration à échelle humaine, à laquelle je suis fier d’apporter ma contribution monadique.

 

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Jean-Baptiste POUCHAIN, 13/06/2012, Melbourne, Australie